(8) Objectivité des valeurs et pluralisme culturel en

Wie kann das gedeihliche Zusammenleben von Menschen unterschiedlicher Kulturkreise ermöglicht und gestaltet werden? Welche Unterschiede sind zu tolerieren? In unverwechselbar französischer Manier greift Jean Baechler auf Philosophie, Soziologie und Geschichte, vor allem aber auf einen rigoros gesetzten begrifflichen und konzeptuellen Rahmen zurück, um eine Antwort zu formulieren. Diese Antwort mag im Theoretischen genügen; ihre praktische Umsetzung stösst indessen, so der Autor, zumindest heute noch an Grenzen.

Le sujet est d‘actualité en Europe et le thème complexe et compliqué. Un chercheur peut au moins contribuer à dissiper la confusion, même s‘il doit confesser que, le problème une fois posé en termes précis, il n‘apparaît aucune solution simple, rapide et sûre.

Clarifications conceptuelles, d’abord. On peut ramener à quatre les concepts indispensables. En allant du moins difficile au plus difficile à saisir, on rencontre d›abord celui de politie, par quoi il faut entendre «un ensemble d’individus définissant un espace de pacification tendancielle vers l’intérieur et de guerre virtuelle vers l’extérieur». Convenons d’ignorer comme hors-sujet la dimension extérieure belliqueuse. La fin de la politie, ce en vue de quoi elle est fondée et conservée, est la pacification ou la paix. La paix n’est pas l’abolition des conflits, car ce serait un objectif impossible à atteindre. La pacification est bien plutôt la résolution des conflits sans recourir à la violence. Comment parvenir à ce résultat heureux? Par la définition de règles du jeu bien conçues ou loi. En donnant à chacun le sien ou droit, qu’il s’agisse de contrats, de distributions, de punitions ou de restitutions. En appliquant la loi et le droit de manière à tenir compte des circonstances et des cas particuliers ou équité. La loi, le droit et l’équité définissent la justice, si bien que la fin de la politie devient la paix par la justice.

Le deuxième concept est celui de régime politique, entendu comme «les dispositifs et les procédures appropriés à l’actualisation de la fin de la politie». Il répond à la question: «Comment assurer la justice de manière à jouir de la paix à l’intérieur?» La réponse à la question résoudrait le problème politique de l’espèce humaine et désignerait le «régime naturel» du politique, en ce sens qu’il correspondrait à la nature du problème posé. Le théorème 1 de ce régime naturel pose que «toute relation de pouvoir doit être enracinée dans ceux qui obéissent». Pourquoi? Parce que les êtres humains sont libres de nature, et que des acteurs libres doivent consentir à obéir. Pourquoi le feraient-ils? Parce que toutes les entreprises humaines exigent la coopération et que celle-ci réclame, pour réussir, que des compétents donnent des ordres et soient obéis de ceux qui les ont choisis. On en tire le théorème 2 du régime naturel: «toute position de pouvoir est occupée par les délégués des obéissants à titre circonscrit, temporaire et réversible». Or, toutes les entreprises humaines se distribuent spontanément en trois ensembles distincts ou «sphères». La sphère de l’intime concerne les idiosyncrasies personnelles et les relations humaines immédiates du face-à-face. Le privé désigne toutes les activités – économiques, religieuses, ludiques, cognitives, techniques … – exigeant d’être prises en charge par les individus organisés en groupes. Le public s’occupe de la paix par la justice; il intéresse chaque composante de la politie et exige la participation directe ou indirecte de tous les individus. La définition des trois sphères conduit au théorème 3: «la politique est la gestion du public par des politiciens délégués par les citoyens à titre temporaire, circonscrit et réversible». Son corollaire pose que «la politique n’a pas à se mêler des affaires ni intimes ni privées.» Enfin, le théorème 4 stipule que le régime politique approprié à la paix par la justice est, par nature, mixte, conclusion atteinte déjà par Aristote, Cicéron et Thomas d’Aquin. En effet, le régime naturel est, à la fois, démocratique, puisque les citoyens choisissent les délégués; aristocratique, du fait que les délégués sont choisis pour leurs compétences supposées; et monarchique, car toute action exige l’unité de direction. L’usage a imposé un raccourci langagier,…

(8) Objectivité des valeurs et pluralisme culturel en

Wie kann das gedeihliche Zusammenleben von Menschen unterschiedlicher Kulturkreise ermöglicht und gestaltet werden? Welche Unterschiede sind zu tolerieren? In unverwechselbar französischer Manier greift Jean Baechler auf Philosophie, Soziologie und Geschichte, vor allem aber auf einen rigoros gesetzten begrifflichen und konzeptuellen Rahmen zurück, um eine Antwort zu formulieren. Diese Antwort mag im Theoretischen genügen; ihre praktische Umsetzung stösst indessen, so der Autor, zumindest heute noch an Grenzen.

(9) Human Rights Are Indivisible

Zu den Bedrohungen westlicher Werte gehört auch jene Spielart des kulturellen Relativismus, die unter Berufung auf autochthone Traditionen und Konventionen die Universalität von Menschenrechten negiert. Beginnend mit einem Rückblick auf den europäischen Ursprung, auf Entwicklung, fortschreitende Ausdifferenzierung und rechtliche Verankerung der Menschenrechtsidee, spürt Menzies Campbell heiklen Fragen und Dilemmata nach, wie sie sich im Spannungsfeld zwischen Individuum und Kollektivität, aber auch zwischen einzelnen Wertvorgaben – etwa Freiheit und Sicherheit – unausweichlich ergeben.

«Unverzichtbare Lektüre:
eine intellektuelle Zündkerze, die das
Weiterdenken in Gang bringt.»
Wolf Lotter, Autor und Mitgründer von «brand eins»,
über den «Schweizer Monat»